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Polonaruwa et sa magie La deuxième capitale royale de Ceylan |  | Polonaruwa, c'est l'aboutissement de tout ce que l'Homme pouvait connaître au VI siècle après Jésus-Christ, en astronomie, en hydraulique, en architecture et en théologie bouddhique bien sûr. Avec ses nombreux bassins de réserves comme d'agréments, ses palais, ses temples et ses jardins, Polonaruwa, c'est l'éblouissement discret mais tenace, permettant au visiteur du XXI è siècle de se sentir être sans limite de temps et d'espace.
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Un site archéologique incroyable si méconnu que lorsqu'il s'offre, nous donne l'inénarrable impression d'être tout proche de quelque chose d'essentiel. |
|  " Le temple suspendu" | 
"Sur cette poussière de temples, sur ces palais émiettés, pas un arbre n'a pu pousser. Mais partout des racines, des racines dont la violence a dynamité la pierre. Par un effort de huit siècles, elles ont labouré le ciment, arraché les piliers qui se sont brisés sur leur base, et les dalles ont basculé sur leur levier noueux.
...mais c'est en vain qu'elles s'arc-boutent, dans un suprême effort, et tentent comme leurs soeurs luxuriantes de la jungle, de s'élancer vers le soleil. La terre sans sève qu'elles ont traversée leur refuse la force de jaillir. C'est la victoire inutile après tant d'obscures batailles, et les racines rampent, douloureuses, sur les grands temples vengés.
....un palais a survécu et des temples dont l'un se lève sur la brousse comme un îlot sur la mer.
...Immense et précieux, il est posé sur un socle et sa majesté a la grâce d'un bibelot. Ainsi suspendu, il décrit un cercle parfait. Il a la forme ronde des astres. Faisant face aux points cardinaux, quatre escaliers tout gardés de colonnes, montent vers lui et l'invoquent, et à trois reprises, s'arrêtent comme interdits sur des parvis de prières.
Ils opposent, selon le mythe chinois, leurs purs carrés, qui représentent la Terre, au cercle aérien qui symbolise le Ciel. Peut-être aussi, dans leur ascension trois fois contrariée, les degrés suppliants opposent-ils à la sérénité du temple, le destin traversé de nos terrestres calvaires.
Ces beaux escaliers ont, à travers les siècles, conservé leurs stèles protectrices. Sculptées, elles représentent les gardiens du temple.
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Lentement, je gravis les degrés. Face aux couchant, un Bouddha les domine, assis les coudes au corps, les mains sur les genoux. Ses épaules polies accrochent la lumière du soir, et ses yeux, dans son pur visage impassible, suivent un songe hermétique à l'abri des paupières fermées. Extraits du livre"La férie cinghalaise" de Francis de Croisset -éditions KAILASH |  |
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